Se Connecter / S'inscrire

Conseils médicaux

Découvrez nos conseils médicaux par nos médecins
Crises d’asthme : les femmes deux fois plus touchées que les hommes

Crises d’asthme : les femmes deux fois plus touchées que les hommes

Une étude britannique récente a mis en lumière le rôle des hormones féminines dans l’aggravation des crises d’asthme chez les femmes entre 20 et 49 ans. Elles auraient ainsi 2,5 fois plus de chance d’être admises à l’hôpital que les hommes.

L’asthme est une maladie chronique qui touche les enfants et les adultes. Les voies aériennes dans les poumons se rétrécissent à cause de l’inflammation et du resserrement des muscles qui entourent les voies respiratoires fines. Cela provoque les symptômes de l’asthme : toux, sifflement, essoufflement et gêne respiratoire.

Ces symptômes sont présents de façon intermittente et s’aggravent souvent la nuit ou lorsque la personne fait de l’exercice. D’autres facteurs déclenchants peuvent aggraver les symptômes de l’asthme. Ces facteurs varient d’une personne à l’autre mais il peut s’agir d’infections virales (rhumes), de poussière, de fumées, de changements météorologiques, de pollens de graminées et d’arbres, de poils et de plumes d’animaux, de savons à l’odeur forte ou de parfums.

C’est une maladie qui peut également se transmettre par la génétique. Mais l’étude britannique réalisée par l’association britannique Asthma + Lung UK , a mis en lumière un phénomène lié à cette maladie : les femmes et les hommes ne seraient pas égaux.

D’après l’étude, les taux d’admission à l’hôpital pour crise d’asthme sont « 2,5 fois plus élevés chez les femmes que chez les hommes » de 20 à 49 ans. Comment expliquer ce résultat ? Les recherches ont montré que ce sont les fluctuations hormonales qui jouaient un rôle clé. En effet, ces dernières auraient la capacité d’augmenter ou d’aggraver les symptômes, comme l’explique le rapport : « les fluctuations des hormones sexuelles féminines peuvent également provoquer une poussée des symptômes de l’asthme ou même déclencher des crises d’asthme potentiellement mortelles ». Une hypothèse fondée sur une observation sans équivoque : avant la puberté, les garçons sont plus touchés que les filles par l’asthme. Situation qui s’inverse après 20 ans et jusqu’à 49 ans. 

Dans le même sens, une autre étude publiée en février 2022 dans la revue Journal of Asthma and Allergy suggère que les modifications hormonales provoquées par les menstruations et la grossesse peuvent augmenter “le risque de développer l’asthme et l’aggravation des résultats cliniques”.

L’étude met également en avant l’impact des traitements hormonaux comme la pilule contraceptive qui pourrait, elle, diminuer les crises. À l’inverse, le traitement de la ménopause aurait lui l’effet contraire et aggraverait les chances de souffrir d’asthme. Futura Sciences, précise qu’il est important de prendre du recul face à ces chiffres, affirmant que « bien que de nombreuses études aient été menées sur le sujet, les résultats restent partiels et les mécanismes sous-jacents mal compris. Des facteurs socio-économiques, environnementaux ou biologiques autres que les hormones pourraient être aussi impliqués ».

D’après l’OMS, les personnes chez qui l’asthme n’est pas correctement traité peuvent souffrir de troubles du sommeil, de fatigue pendant la journée et de problèmes de concentration. Les personnes asthmatiques et leur famille peuvent être absentes à l’école et au travail, ce qui a des conséquences financières sur la famille et l’ensemble de la communauté. En cas de symptômes sévères, les personnes peuvent avoir besoin de soins urgents et être admises à l’hôpital pour y être traitées et surveillées. Dans les cas les plus graves, l’asthme peut entraîner la mort.

Les chiffres d’Asthma + Lung UK indiquent que plus des deux tiers des décès dus à l’asthme concernaient des femmes, 5100 femmes contre environ 2300 hommes. L’association conseille aux asthmatiques, hommes comme femmes, de suivre leur traitement selon les recommandations des médecins et de faire un bilan tous les ans pour prévenir au mieux les crises.

Voir aussi...